‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 26 sur 72 · HÉLÈNE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE

Le laboratoire de Faust à Wiltemberg.

Des âges révolus j'ai remonté le fleuve Et, le cœur enivré de sublimes desseins, Déserté le Hadès et les ombrag-es saints Où Tâme d'une paix ineffable s'abreuve.

Le temps n'a pu fléchir la courbe de mes seins : Je suis toujours debout et forte dans l'épreuve, Moi, l'éternelle vierge et l'éternelle veuve, Gloire d'Hellas, parmi la guerre aux noirs tocsins.

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0 Faust, je viens à toi, quittant le sein des Mères ! Pour toi, j'abandonnai, sur Taile des Chimères, L'ombre pâle où les Dieux dorment, ensevelis.

J'apporte à ton amour, du fond des cieux antiques. Ma gorge dont le Temps n*a pas vaincu les Ijs Et ma voix assouplie aux rhjthmes prophétiques.

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