‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 47 sur 72 · INTEMERATA · texte numérisé non relu

INTEMERATA

Blonde autant que le miel des abeilles d'Hjmète, Enfant, tu resplendis en ton éclat premier. Ta joue a la douceur de la fleur du pommier^ Avec un frais rayon de rose à la pommette.

L'amour n'a pas fleuri sur ta virg^inité ; Ta lèvre ne sait pas le baiser, et ton âme Garde le doux trésor de tes secrets de femme, Comme ton corset blanc celui de ta beauté.

Et tu marches, pareille aux saintes ingénues Qui, dans les vieux tableaux des maîtres florentins, Tournent vers le ciel d'or les regards enfantins De leurs yeux étoiles de gemmes inconnues.

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