‹ Poèmes élégiaquesChapitre 28 sur 48 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

POUR l'exaltation de la SAINl

A Alfred V<

Vieux pèlerin aux jambes mutilées, Courbe la tête et vois g;randir le soir.

Le crépuscule obombre les allées Uù ta jeunesse, en riant, vint s'asseoir En des bosquets de mjrthe et d'azalées, Près des grands lis aux parfums d'encens Les lis sont morta. Les roses diffamées, S'échevelant au gré du vent moqueur, Pleurent le deuil des lointaines Aimées.

1^ Nuit descend. Pour guérir ta rancœur, Avant que soient les ténèbres fermées, diercbe un autel où suspendre ton cœur)

SIX BALtADES iuiaiAQues

Pitié ! vers toi, de justice affamées, Pour conquérir le calme et la vigueur.

S'élèveront nos âmes ranimées.

Reine aux doux yeux des foules opprimée Bravant du sort l'infamante rigueur, Je t'ai bénie, et voulue, et nommée L'unique autel où suspendre mon cœur.

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