‹ Poèmes en proseChapitre 13 sur 45 · POUR L'ÉTONNÉE · texte numérisé non relu

POUR L'ÉTONNÉE

Quand de tes yeux grands et tristes — Tu voulus me regarder, — Tu me dis : Cher pessimiste, — Songez-vous à vous garder ?

Je souriais, pris au charme — De cet avril mensonger ; — Un rire est le cri d'alarme — Qui m'avertit du danger.

Un aveu, celui dont l'âme — Est une aile à manier. — S'envolait ; — oh ! quelle gamme — Montera du pigeonnier !

Toutes lèvres vers tes lèvres — Peuvent bien se déranger... — Des porcelaines de Sèvres — Décoraient le mur léger.

Erre en mes campagnes folles — Un fou, très triste et très beau... — Tes regards sont des symboles, — Et ton sourire, un flambeau !

Il demande qu'on l'assiste ; — L'abriteras-tu

demain — Dans Tabri profond el triste, — La nu il rose de ta main ?

Ce fou, sans reine ni maître, — Quand il eut, ^ hier moqueur, — Trop chanté pour ta fenêtre, — Chante aujourd'hui pour ton cœur.

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