‹ Poèmes en proseChapitre 41 sur 45 · L'ÉTOILE SOMBRE · texte numérisé non relu

L'ÉTOILE SOMBRE

L'ÉTOILIî SOMBRE

Des yeux ont vu, je ne sais en quel pays aux affres nocturnes, une étoile sombre qui vous ressemblait. En quel pays, direz-vous ? — Au pays des algues marines, de l'émeraude et des flambeaux verts.

Pour y parvenir, la route est de celles où Ton ne va que le soir, un bandeau sur le visage et les lèvres à l'horizon.

La ligne de vos lèvres sinue un bel oiseau rouge qui planerait. Avant les adieux, sûrement vous arriveront des voix lointaines, suppliant en des paroles oubliées.

Quelqu'un viendra, vous portant des roses, des roses noires pour votre deuil, des roses roses pour être, au départ d'un nouveau voyage, le fardeau léger de vos mains.

Voici les navires et la grande mer. La nuit divine

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presse \os leiu[>es el se joue dans votre cœur. Les rameurs savent que votre jeunesse s'embarque pour réternité. . .

Au pays des algues marines, de l'émeraude et des llamlx^aux verts.

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