‹ Poëmes et chants élégiaquesChapitre 23 sur 40 · AGAR ET ISMAEL · texte numérisé non relu

AGAR ET ISMAEL

Puis s'arrête et frémit, et sa voix altërëe Appelle tout bas Ismael.

Elle écoute , elle hësite , enfin elle s'ëlahce : L'enfant ëtait debout ; son doigt mystérieux Semblait chercher sa mère , et montrer à ses yeux L'eau pure d'un ruisseau qui coulait en silence... - Puis le doigt de l'enfant se leva vers les cieux.

4 Sa Jf..

Renverser un pouvoir deux cents ans révéré , Qu'une longue habitude a dà rendre «acre , Peut-être c'est eu vain que mon orgueil l'espère : Le fils veut honorer ce qu'honora son père :

Ce respect pour un saur à l'oubli condamné , Ébranlé par mes soins ^est pas déraciné :

Ennemi redoutable et d'autant plus terrible , Qu'il cache au fond des cœurs sa puissance invisible.

( Amcelot. — Le Main du Palais. )

L'EXILÉE DE HARTWELL. la^

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Li.K Germanie entière aux combats appelée , Jusqu'en ses fondements la Russie ébranlée , Vomissaient "^ur nos bords leurs sauvages enfants , Et sur son propre sol la France refoulée Y traAait ses drapeaux à Moscou triomphants.

.Tandis que du Volga les hordes égarées S'étoniyiient de combattre en nos plaines sacré es.

Seule y à genoux , bien loin du palais paternel , La fille de nos rois invoquait TÉtemel :

Protège-moi , grand Dieu ! c'est toi seul que j'implore, ^ Toi qui connais mon sort de la terre ignoré ,

Entends le dernier cri de mon cœur déchiré :

Que je puisse revoir encore Cette France où j'ai tant pleuré !

O France ! ô mon berceau ! France toujours chérie ,

Objet sacré de douleur et d'amour, Faudra-t-il loin de toi m'exiler sans retour?... Dans mon cœur seulement aurai-je une patrie?...

Aux lieux qui l'ont vu naître heureux qui peut mourirl La terre de l'exil est toujours sans parure ; Tout se voile à mes yeux , et même la nature; Sous un ciel étranger tout semble se flétrir.

L'EXILÉE DE HARTWELL. laS

Le deuil de ces climats convient à ma souffrance ;

IMes-vœux ne cherchent point de plus riants séjours ; Le ciel enchanté de la France Peut seul me donner des beaux jours.

Oh ! qui me les rendra ces beaux jours pleins de

charmes , Où, près de mon berceau guidant mes premiers pas , Ma mère, en souriant , m'appelait dans ses bras !

Par tant d'infortune et de larmes , Doux baisers maternels, faut-il vous expier ?... £t dans un long exil , au milieu des alarmes, Le bonheur d'un moment ne peut-il s'oublier ?

£t toi , si consolante en nos jours de misère , Notre ange Elisabeth , qui vins du haut du ciel Prier avec ton roi , pleurer avec ma mère ,

Et remontas vers l'Éternel ,

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