‹ Poëmes et chants élégiaquesChapitre 30 sur 40 · AUX GRECS · texte numérisé non relu

AUX GRECS

Le croissant t'emprisonne et domine tes teniplei , Et Paros indig;oë te refuse des Dieux *.

Eh ! pourquoi la mer dlonie Ta-t-elle conserve sa ceinture d'azur !

Pourquoi tes frais vallons, ton aûr suave et pur , Les roseaux du Cëphise et leur douce harmonie?... RendsFuous , rends-nous aussi tes sages, tes guerriers; Et tes hymnes d'amour, et tes chants de victoire : L'Éiide pour ton front a toujours deS lauriers , Et ton soleil est beau comme aux jours de ta gloire.

Un enfant d'Apollon ** qui du miel de tes fleurs Allait nourrir son ame aux bords de Castalie, Naguère en ta présence oubliant ses douleurs , S'écriait , en pleurant sur ta gloire avilie :

* On sait que les earriives de Paros sont époisées ou perdaos. ** Lord Byron. Voyez le Ciaour.

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« Tu dors , vierge d'Hellé ; quand viendra ton réveil ? Sœur des arts radieux , quelle nuit t'environne 1 Quels sacrilèges bras dépouillent ton sommeil' ! PTavais-tu pas une couronne ?

« De tes fils maintenant ose l'enorgueillir,

Tolqui meurs sous leurs yeux , et qui meurs délaissée

La voilà. . . muette et glacée ,

Sa beauté me fait tressaillir.

Non , je n'en croirai plus ton sourire céleste : Non , Fâme toute entière a fui ce corps si beau. La mort a sur ton front mis sa pâleur funeste : Et ce calme si pur... est celui du tombeau.

« Ob ! si ma voix encor parvient à ton oreille, Lève-toi : ceins le glaive et venge tes malheurs. Mais tu n'es plus qu'une ombre , et ne veux que des pleurs f

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