AUX GRECS
Le croissant t'emprisonne et domine tes teniplei , Et Paros indig;oë te refuse des Dieux *.
Eh ! pourquoi la mer dlonie Ta-t-elle conserve sa ceinture d'azur !
Pourquoi tes frais vallons, ton aûr suave et pur , Les roseaux du Cëphise et leur douce harmonie?... RendsFuous , rends-nous aussi tes sages, tes guerriers; Et tes hymnes d'amour, et tes chants de victoire : L'Éiide pour ton front a toujours deS lauriers , Et ton soleil est beau comme aux jours de ta gloire.
Un enfant d'Apollon ** qui du miel de tes fleurs Allait nourrir son ame aux bords de Castalie, Naguère en ta présence oubliant ses douleurs , S'écriait , en pleurant sur ta gloire avilie :
* On sait que les earriives de Paros sont époisées ou perdaos. ** Lord Byron. Voyez le Ciaour.
i88 ODE
« Tu dors , vierge d'Hellé ; quand viendra ton réveil ? Sœur des arts radieux , quelle nuit t'environne 1 Quels sacrilèges bras dépouillent ton sommeil' ! PTavais-tu pas une couronne ?
« De tes fils maintenant ose l'enorgueillir,
Tolqui meurs sous leurs yeux , et qui meurs délaissée
La voilà. . . muette et glacée ,
Sa beauté me fait tressaillir.
Non , je n'en croirai plus ton sourire céleste : Non , Fâme toute entière a fui ce corps si beau. La mort a sur ton front mis sa pâleur funeste : Et ce calme si pur... est celui du tombeau.
« Ob ! si ma voix encor parvient à ton oreille, Lève-toi : ceins le glaive et venge tes malheurs. Mais tu n'es plus qu'une ombre , et ne veux que des pleurs f