DE PIERRE-FOND
Tout se voile en silence... il ne vient de la terre Que les cris des oiseaux qui courent se cacher Dans les tilleuls du presbytère.
Respirons librement cet air pur des beaux jours ; Oh ! dérobe ton cœur à des alarmes vaines ; En ce calme imposant laisse endormir tes peines ; Et regarde les cieux qui consolent toujours. »
Mais elle, toute en proie à sa langueur mortelle, Jetant autour de nous un œil presque égaré, Et saisissant ma main : « Ce lieu te plait , dit-elle , Avant trois mois j*y reviendrai.
J*y reviendrai pour toi, la nuit, jusqu'à l'aurore, Seule , et sur ces débris je passerai long -temps : J'aurai comme aujourd'hui de longs voiles flottaqis Mais je serai plus pâle encore.