LES COMPLIMENTS
Je me vis. F autre nuit, dans un rêve, en habit noir et en gilet de satin , avec des manchettes , comme un homme qui va à un bal de noces ; et tout à coup se tint devant moi ma douce et chère maîtresse. Je m'inclinai et je dis : « Ètes-vous la mariée? S'il en est ainsi, recevez les sincères compliments de votre très-humble serviteur. »
Mais ce ton de froide politesse m'étranglait. Un torrent de larmes s'échappa des yeux de ma bien-aimée, et la gracieuse image se fondit en des flots de pleurs. 0 doux yeux, saintes étoiles d'amour, qui m'avez trompé jour et nuit, soit éveillé , soit en rêve , je vous croirai toujours quand je vous vois pleurer.