PACTE INDÉLÉBILE
Un soir, à son balcon, l'œil plein de nostalgie, Faust vit venir à lui trois ombres. — Plein d'effroi, Il s'écria : « Toujours, des ténèbres surgie, La même vision qui flotte autour de moi !
« Ne pourrai-je donc pas, ô puissante magie, T'oublier un instant ? Nature, devant toi, Pour retrouver soudain la force et l'énergie, Que ne suis-je qu'un homme et soumis à ta loi !
« Est-ce bien, sans cela, la peine que l'on vive ? » — Comme lui, je m'écrie, en ma souffrance vive : « Poètes adorés ! que ne puis-je un moment,
« Un seul jour, oublier, devant toutes ces femmes, Vos rêves trop charmants, où palpitent vos âmes ! Je serais homme alors, et vivrais en aimant ! »