I.'OïicAISO?^ VOiïlIV-CICcALE, PARAPHRASE
O Seigneur! à travers l'espace radieux,
Où les mondes autour des mondes
Entrelacent sans fin leurs spirales profondes;
Du sein des univers, des soleils glorieux,
Dans l'éthcr qui toujours finit et recommence, S'élève une prière immense :
0 notre pire à tous, notre père des deux !
Et la création, ainsi qu'une captive
Qui presse les genoux d'un roi, Tressaillant de ferveur, de tendresse et d'effroi, S'incline et se confond devant vous attentive; Ainsi qu'un vermisseau la terre est sous vos pieds,
Sur le ciel vous vous asseyez :
Que votre nom soit saint, que votre règne arrive.
Vous êtes le seul grand ! l'éclair est dans vos yeux,
Et vous parlez avec la foudre; Comme le voyageur qui fait voler la poudre, Vous pourriez balayer d'un geste insoucieux Les mondes confondus dans un seul anathème :
Que votre volonté1 suprême Soit faite sur la terre ainsi que dans les deux.
Car vous tenez sur nous une coupe inclinée,
D'où les orages en fureur Pourraient verser sans fin le désastre et l'horreur.
Mais la terre par vous n'est pas abandonnée; C'est vous qui gouvernez l'aile de l'aquilon,
Vous qui fécondez le sillon...
Donnez-nous aujourd'hui le pain de la journée.
Et l'homme, atome vain que toujours caressa
Votre tendre sollicitude, Flétrit tout par sa haine et son ingratitude! Adoucissez le cœur qu'un autre cœur froissa, Vous, le Dieu bon, le Dieu de toutes les clémences,
Et pardonnez-nous nos offenses Comme nous pardonnons à qui nous offensa.
L'existence est en butte à des pièges infâmes ;
Ainsi qu'un ravisseur de nuit, Le démon tentateur nous épie et nous suit ; Est-il sur terre un bien à l'abri de ses flammes ? Est-il un bras si fort qu'il n'ait su le courber }
Ne nous laisse? pas succomber A la tentation qui menace nos âmes !
Veillez sur nous! la vie est un chemin fatal
Qui mène vers un but sublime, Mais qui serpente, au flanc des monts, sur un abîme D'où, semblable au vertige, un esprit infernal Eblouit et surprend le passant misérable.
Seigneur, soyez-nous secourable!
Seigneur, exaucez-nous! Délivrez-nous du mal!
Amen! Gloire à vous seul, au ciel et sur la terre!
Ainsi les temps suivront les temps 5 Ainsi, de cieux en cieux, les astres éclatants Chanteront dans leur cours l'hymne sacramentaire, Jusqu'à l'heure terrible où, jugeant les humains,
Vous replongerez de vos mains Les mondes en débris dans l'éternel mystère.
A MUr Clotildc Archd.mbj.ult.
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Où vas-tu, perle brillante Qui sors du fond de la mer ?
— Où vas-tu, larme brûlante, De la douleur fruit amer?
— Moi, d'une couronne altière Je vais orner le milieu.
— Moi, je porte la prière
Et le deuil d'une âme à Dieu!
A M. V. de Ldprdde}
De l'Académie française.
LE %c4éMEoAU HÉU^IT.