‹ Poèmes et poésiesChapitre 36 sur 43 · IMITÉ DE L'ARABE · texte numérisé non relu

IMITÉ DE L'ARABE

J'ai vu briller, sous un blanc voile,

Deux yeux de feu :

Le cœur de ma divine étoile

Est au milieu.

Chacun de ses grands yeux me darde

Un trait vainqueur, Et je sens, quand je la regarde,

Bondir mon cœur.

Tous les cœurs, séduits au prestige

D'un œil si beau, Comme un papillon qui voltige

Vers un flambeau, Vont tourbillonnant autour d'elle ;

Mais, dans son vol,

Le mien, brûlé par sa prunelle,

Gît sur le sol.

En choisissant, belle des belles,

Réfléchis bien Que ces cœurs ont gardé leurs ailes,

Hormis le mien.

LE {MEVqAILLO^X

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