ÉLÉGIE COURONNÉE AUX JEUX FLORAUX
Ne le détruisez pas, l'arbre mort du verger,
Par la mousse envahi, dévoré par l'insecte.
Le feuillage au printemps ne vient plus l'ombrager ;
Il est mort; que pourtant !a hache le respecte.
C'est un vieux serviteur. La pomme aux sucs de miel A bien longtemps rougi sur ses branches pliantes ; Dépouillé maintenant, il dresse vers le ciel Ses rameaux nus pareils à des mains suppliantes.
Il est mort, mais debout. Laissez-le tomber seul. Qu'importe un jour de plus ! J'aime les mousses blanches, Le lierre serpentant qui lui forme un linceul, Et la vigne qui monte à l'assaut de ses branches.
Lentement il se tisse un verdoyant manteau
Des arbustes grimpants qu'il emprunte à nos haies,
Le sauvage églantier, la ronce, le sureau,
Tantôt couverts de fleurs, tantôt chargés de baies.
Il a de l'herbe au pied, de la verdure au front ; L'abeille y vient pomper ses odorants mélanges;
6o LIVR !'. DEUXIEME.
L'hirondelle, en passant, se suspend au vieux tronc, Et sous L'écorce creuse est un nid de mésanges.
Il faudrait donc flétrir toute cette gaîté,
Chasser ce qui verdit et voltige et fourmille;
Faire mourir deux fois l'arbre, ressuscité
Far la fleur qui parfume et l'oiseau qui babille?
Si ce n'est par respect pour ce triste débris, S'il ne fait plus pitié, lui qui faisait envie, Que ce soit par égard pour ses hôtes chéris : Pardonnons à la mort en faveur de la vie.
Ne ressemblons-nous pas, vivants insoucieux,
A ce linceul fleuri jeté sur un cadavre?
Nous aussi nous portons, sous des masques joyeux,
Au plus profond du cœur quelque trait qui nous navre.
Nous enivrons nos maux d'espérance et d'amour; Oubliant Dieu qui veille au fond du sanctuaire, Nous dormo;is, le temps fuit, et la mort chaque jour Fait du lit un cercueil et du voile un suaire !
La vie est le manteau qui couvre le trépas ; Sur l'éternelle nuit c'est un rayon qui passe; La tombe est sous les fleurs ; ah ! ne déchirons pas Ce vêtement léger qui pare sa surface.
Epargnons l'arbre mort, emblème amer et doux ; Laissons, chaque printemps, la clémente nature Sur ses rameaux étendre, avec un soin jaloux, Son velours plus épais de fleurs et de verdure,
L'Étang, ;;j septembre 1852.
qAVX qA&IIS ELOIGNES.
Ainsi que l'Océan le cœur a son reflux!
On se quitte, on se perd et l'on ne se voit plus;
Pourtant on garde en soi d'intimes sympathies Que l'espace et le temps n'ont jamais amorties. L'ange du souvenir, l'ange à la douce voix Vous reparle bien bas des heures d'autrefois. Lentement, par degrés, l'hymne pieux s'élève ; On sent couler des pleurs, on espère... et l'on rêve!... O mystère indicible! ô vœux irrésolus!
.Ainsi que l'Océan le cœur a son reflux.
A ma mère.
L'OoâSIS.
Dans la solitude brûlante,
Quand l'Arabe emporte sa tente,
Il connaît, sous des cieux d'airain,
L'asile d'ombre et de verdure
Où Dieu garde une eau toujours pure
Sur la route du pèlerin.
Là s'arrête la caravane,
Sous le palmier, sous le platane,
Près de la source aux fraîches eaux ;
De l'oasis l'hôte sauvage
Bénit l'arbre épais qui l'ombrage,
L'onde où s'abreuvent ses chameaux.
Le monde n'est-il pas semblable A ces déserts où, sur le sable Qui roule ses flots courroucés, L'homme, créature légère, Dresse une tente passagère Sur la poudre des temps passés.
Parmi la caravane humaine, Qui suit la route où Dieu la mène Sous les feux d'un ciel dévorant, Chaque fois que je prends ma course,
Je songe au palmier, à la source, L'espoir du voyageur errant.
Ton cœur, ô ma mère chérie!
Voilà mon oasis ileurie, Source de sagesse et d'amour A se répandre toujours prête, Palmier qui protège ma tète Contre la vive ardeur du jour.
Je veux garder mon doux ombrage.
Toi, qui commandes à l'orage,
O Dieu ! détends l'arbre aux fruits d'or!
Soleil, qui dévores la plaine,
Ne dessèche pas la fontaine
Où je veux m'abreuver encor!
A MUe Adèle Hosruer.
LES OTITHELI^QS.
Les couples du hameau s'en allaient à la danse ; C'était par un beau soir, un dimanche de mai. De l'archet villageois la joyeuse cadence Réveillait les échos dans le bois embaumé.
Vesper brillait aux cieux. Sous une verte allée Cheminaient trois enfants, un frère et ses deux sœurs. L'aînée avait douze ans; elle allait, désolée, Guidant les deux petits et leur cachant ses pleurs.
« Sœur, où nous mènes-tu? disait le jeune frère. Nous suivons tous les deux ta main qui nous conduit; Mais nous marchons déjà depuis une heure entière. J'ai bien peur dans les bois, et voilà qu'il fait nuit. »
Or la plus grande sœur : « Allons, courage encore !
Le bon Dieu, mes chéris, ne nous oublîra pas.
Nous allons le prier; il bénit qui l'adore. »
Et les pauvres enfants pressaient leurs faibles pas.
Puis la plus jeune : « Enfin, maman reviendra-t-elle ? Elle avait, disait-on, cessé de tant souffrir. Est-ce bien loin d'ici que le bon Dieu l'appelle ? Et sais-tu ce que c'est, ma sœur, que de mourir? »
En écoutant ces mots, la pauvre sœur aînée
Se cachait le visage avec son tablier,
Puis reprenait sa route un peu plus résignée,
N'espérant plus qu'en Dieu qu'ils s'en allaient prier.
Car leur mère en effet de la veille était morte ; On l'avait le matin déposée au cercueil, Et de leur toit précaire on leur fermait la porte Avant que l'eau bénite eût séché sur le seuil.
Depuis lors ils erraient sans appui sur la terre, Nu-pieds, vêtus à peine, et les larmes aux yeux. Le sentier les mena devant le presbytère ; Mais tout dans cet asile était silencieux.
Le feuillage éclairci de la charmille verte Montrait le jardin vide et les volets fermés : Cette porte, au malheur incessamment ouverte, Etait close aujourd'hui pour ses hôtes aimés.
L'église était auprès ; sa simplicité sainte, Ses murs vieillis disaient : Le Seigneur est ici ! Mais la foule joyeuse en avait fui l'enceinte; La maison du Seigneur était fermée aussi.
Des tristes orphelins la marche était plus lente; Leurs membres fatigués en demandaient la fin. Les deux petits, pressés contre leur sœur tremblante, S'écriaient en pleurant : « Maman, maman, j'ai faim ! >■
« Hélas! mes bien-aimés, elle est lu, notre mère! »
rî+ LIVRE DEUXIEME.
Dit l'aînée, approchant d'un tertre tout nouveau. Lu seul rameau de buis, une fleur éphémère, De la veuve du pauvre indiquait le tombeau.
Sur la terre, à genoux, tous les trois ils se mirent, De leurs pleurs devant Dieu répandant les trésors, Prièrent bien longtemps et bien longtemps gémirent; Mais les pleurs aujourd'hui n'éveillent plus les morts.
Et la lune argentait la nuit pure et sereine; Un rossignol chantait sur un haut peuplier; On entendait parfois des rires dans la plaine, Et les accords lointains du vieux ménétrier.
Une vieille passait alors au cimetière; Pauvre, elle n'avait rien que des haillons hideux, Et devait à l'aumône une étroite chaumière : Elle vit les enfants, et seule eut pitié d'eux.
«. Venez, chers orphelins, sous mon chaume qui tremble, Dit-elle; vous aurez à souffrir bien souvent. Mais j'ai du pain encor; nous glanerons ensemble. Aux agneaux nouveau-nés Dieu mesure le vent. »
Au vicomte A. de Beauchesne.
LE ^OUVEa4U-^QÊ.
Enfant ! petit enfant, si charmant, mais si frêle, Vous nous contemplez tous d'un regard étonné. Tel un petit oiseau, n'ayant rien vu que l'aile Et le duvet du nid dans lequel il est né,
Vous ignorez encor ce qu'on appelle vivre; Vous acceptez l'aurore éclatante au matin, Sans vous inquiéter du jour qui doit la suivre; Car vous ne connaissez ni passé, ni destin.
Déjà pourtant votre œil sourit à votre mère; Vous la cherchez la nuit, vous la cherchez le jour : De loin vous l'appelez par une plainte amère, De près vous lui tendez les bras avec amour.
Déjà vous tressaillez de joie et de souffrance, Et vous comptez pourtant moins de jours que de pleurs. Les pleurs! Dieu les plaça dans les yeux de l'enfance, Comme il met la rosée au matin dans les fleurs.
Pleurez, cher nouveau-né, pleurez toutes vos larmes, Quand vos douleurs ne sont que des chagrins légers ; Et qu'aux jours où la vie a de dures alarmes, Le ciel calmé vous soit avare de dangers.
Que le temps soit pour vous la coupe aux doux breuvages, Que son flot enivrant, tumultueux toujours, Coule pour vous limpide entre deux beaux rivages; Que nul souffle orageux n'en ternisse le cours.
Si je pouvais tracer pour vous la destinée, J'ouvrirais devant vous de paisibles chemins; De bonheur en bonheur doucement promenée, Chaque heure de ses dons réjouirait vos mains.
Mais pourquoi? l'avenir vous berce et vous caresse, Des sourires amis vous font un doux accueil, Et le cœur maternel, ce foyer de tendresse, Sous vos pas incertains éclairera l'écueil.
Et moi, que puis-je enfin, cher ange qu'on adore?
Si ce n'est de sourire à votre front vermeil,
Et de prier pour vous et de redire encore
Ces chants qui berceront votre léger sommeil;
Ces chants pour qui déjà le long oubli commence; Chants plus vite effacés qu'une ride sur l'eau, Que le premier rayon qui, lors de la naissance, D'un reflet fugitif dora votre berceau.
LE VIEUX CTloA^D-TETiE.
C'était un groupe plein de grâce,
D'amour et de naïveté.
Un bon vieillard que l'âge glace
Asseyait, d'un air attristé,
Une enfant vive de tendresse
Sur ses genoux vieux et tremblants,
Et mêlait à sa blonde tresse
L'argent pur de ses cheveux blancs.
Le soir était beau; car l'automne, Comme un printemps avant l'hiver. Craignait d'effeuiller la couronne De l'arbre encor ombreux et vert.
Dans la retraite solitaire Où leur amitié s'unissait, L'enfant écoutait son vieux père, Et le bon vieillard lui disait :
« Mon enfant, fille de ma fille, Viens-t'en sur mes genoux t'asseoir; J'aime ton œil bleu qui scintille Comme j'aime l'astre du soir ; J'aime tes poses gracieuses, Et ne puis jamais me lasser De sentir tes lèvres rieuses Sur mon front ridé se presser.
« Souris-moi! dans ma peine amère Ton sourire me fait du bien; Car le sourire de ta mère N'était pas plus doux que le tien.
Une tendre mélancolie Comme les tiens baignait ses yeux ; Elle était comme toi jolie, Ma fille, ange venu des cieux.
« N'est-ce pas, tu l'aurais chérie, Ta mère ? Elle eût bien su t'aimer !
Je te vois toujours attendrie Lorsque tu m'entends la nommer.
Mais non, tu n'as pu la connaître; Dieu, bénissons ses saintes lois!
N'a pas ici-bas voulu mettre Deux cœurs aussi purs à la fois.
« Je m'en souviens ! pâle en sa couche Elle pleurait les yeux au ciel ; Elle déposait sur ta bouche Le premier baiser maternel...
Soudain elle devint tremblante, Et, comme un épi moissonné, Retomba, muette et mourante, Sur toi, pauvre enfant nouveau-né.
« J'ai vu ses yeux chéris se clore.
Toi, tu ne connais qu'un sommeil ; Mais il en est un autre encore Qui n'a ni matin ni réveil.
Ta pauvre mère, elle était morte!...
Morte!... Hélas! tu n'as pas compris.
Ce mot amer, le vent l'emporte Sans qu'il ait glacé ton souris. »
Puis, de douleur l'âme assaillie, Et cachant son front dans sa main, Le vieillard se tut. Recueillie, L'enfant écoutait; mais soudain, Sentant une larme secrète Couler à travers ses cheveux, Elle éleva vers lui sa tête Mélancolique et ses yeux bleus.
Il reprit : « Vois-tu bien, ma fille, Là-haut, sur nous, de tous côtés,
Ce grand dame sombre qui brille IX- mille sublimes i tartes ; < astres d'or et de lumière, Et ces momies multipliés, Flota (.l'une éternelle poussière
Que Dieu soulève sous ses pieds?
« C'est là que s'en vont ceux qui meurent.
S'ils ont été justes et bons.
Tandis que leurs amis les pleurent
Et se souviennent de leurs noms,
Bien loin par delà les nuages,
Ils s'envolent vers ce beau lieu,
Où le calme, après les orages,
Les attend dans le sein de Dieu.
« C'est là que ta mère est allée !
Elle nous aime de là -haut.
Je sens que mon âme exilée
Ira l'y rejoindre bientôt;
Mais, de cet asile des justes,
Nous veillerons sur tous tes pas,
Et, plus tard, dans ces lieux augustes,
Nous te reverrons, n'est-ce pas?... »
Après un effort inutile,
Le vieillard se tut, ferma l'œil,
Puis, avec un soupir, débile,
Il s'affaissa dans son fauteuil.
L'enfant le regardait, naïve,
Avec ses yeux irrésolus;
Elle était toujours attentive...
Mais le vieillard ne parlait plus.
Il dormait sans doute, et muette Elle se blottit dans son sein, Comme en son nid une fauvette...
Et l'on trouva le lendemain
La jeune enfant, rose et légère, Qui dormait, innocente, hélas!
Sur les genoux de son vieux père, Déjà glacé par le trépas.
A Charles de Beaurepaire.
LE CIMETIÈRE V^EUF.
Dans le cimetière aux murs blancs Où ne repose encor personne, Ont poussé des blés opulents, Et pour le pauvre on y moissonne.
Seigneur, quelque jour, dans ces murs On moissonnera pour vos granges; Nos morts seront les épis mûrs, Les moissonneurs seront vos anges.
Pourvoyeurs de vos cieux d'azur, Ils feront la récolte humaine, Gardant pour vous le froment pur Et jetant la stérile graine.
Dans le cimetière aux murs blancs, Faites, quand je serai sous l'herbe, Qu'un de vos anges consolants Me trouve assez mûr pour sa gerbe.
Saint-Gaultier, 9 septembre 1854..
A M. l'abbé Félix Chauvin.
UV^Q ÉVcAV^GILE oAT OCRYTHE.
J'ai lu dans un vieux livre une aimable légende; Nos aïeux y croyaient, eux dont la foi fut grande.
70 LIVKE DEUXIEME.
Ce vieux livre est proscrit; mais mon cœur le défend; Je l'aime. Il nous fait voir Jésus petit enfant.
« Avec ses compagnons, dit l'antique évangile
Un jour il pétrissait des 'oisillons d'argile.
Ceux des autres enfants, grossiers, appesantis,
S'écrasaient sur le sol dont ils étaient sortis.
Mais ceux qu'avait formés cette main plus qu'humaine
Sur l'herbe déposés, n'y demeuraient qu'à peins.
Ils ouvraient tout à coup leurs ailes, s'envolaient,
Et par leurs cris joyeux, par leurs chants, ils allaient,
Anges mélodieux, répandre sur la terre
Je ne sais quel écho d'amour et de mystère. »
Jésus nous a quittés; mais le sublime Auteur
Au poète a légué son pouvoir créateur.
Ces vers que vous tracez sur une page morte
Sont aussi des oiseaux qu'un vol sublime emporte .
Dans votre cœur éclos, ils traversent les cieux,
Ils viennent jusqu'à moi, chanteurs délicieux;
Leur troupe aérienne, ouvrant ses ailes blanches,
Mêle votre hymne au bruit du feuillage et des branches.
C'est vous que dans leurs voix j'écoute avec langueur,
Et votre amitié chante aux échos de mon cœur.
Longefont, juin 1864.
COV-QSOLq4TIOV^.
Oh ! non, il n'est pas sous la tombe ! Partout il te suit, il te sent; Et son âme, blanche colombe, T'effleure de l'aile en passant.
Ce peu de poussière et d'argile Qu'emportera le vent demain, Ce débris, vêtement fragile Qu'on dépose au bout du chemin,
Tout ce que l'étroite demeure Pour l'éternité renferma, Ce n'est pas l'ami que l'on pleure, Le noble cœur qui nous aima !
Lui! c'est le souvenir, c'est l'âme, Chère compagne de nos pas, Qui nous éclaire, douce flamme, Douce voix, nous parle tout bas !
Ne t'incline donc pas, muette, Sous le poids du destin cruel; Lève plutôt, lève la tète :
Pleure, mais regarde le ciel !
ScAVÇS EST 01%,
Sans espoir, de pleurs mouillée, Une mère, agenouillée, Posait, la première fois, Sur une tombe nouvelle, Sa couronne d'immortelle Au pied d'une simple croix.
Comme un voile de mystère, Le brouillard couvrait la terre ; La nuit tombait du coteau, Et la brise monotone Roulait la feuille d'automne Sur la pierre du tombeau.
Ployant sous sa peine amère, Elle pleurait, pauvre mère, Car son enfant était là...
Une forme vague et sombre Lentement passa dans l'ombre, Une douce voix parla :
72 L1VK E DEUXIEME.
« Oh ! mer< i de la < ouronne
Que ta tendre, se me il >nne, Comme un gage de douleurs; Couronne où ta main enlace Ce qui dure et ce qui passe, Les immortelles, les Heurs.
« Hélas! ainsi vont les choses; J'ai vécu comme les rose:-;, Je suis la fleur de deux jours.
Mais pourquoi verser des larmes?
Ton enfant n'a plus d'alarmes; Son cœur est à toi toujours.
« Quand la nuit étend ses voiles, Je mêle aux blanches étoiles Mon âme, leur jeune sœur; Et sur toi j'aime à répandre Un rayon suave et tendre Comme un souvenir du cœur.
« J'entretiens la rêverie Qui dans ton âme meurtrie Verse encore un peu de miel; D'en haut planant sur la terre, Je t'aime toujours, ma mère, Et je vais t'attendre au ciel ! »
La voix se tut, la jeune âme S'éteignit comme une flamme...
Quand la pauvre mère, au soir, Revenait prier encore Sur la tombe qu'elle tfdore, Ce n'était plus sans espoir.
Novembre 1834..
L'ESPERANCE. 7i
LES CLOCHES VU SOPTl.