‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 10 sur 57 · A JEANNE · texte numérisé non relu

A JEANNE

Ah, rions un peu pendant que l'heure Le souffre ; Ah, rions sur le bord

Du gouffre.

Oh, si bon il est de rire.

Quand on pense :

Que nos cœurs loyaux n'auront point Leur récompense.

Si j'avais toujours

Votre front proche, Je serais sans peur

Et sans reproche.

Mais loin de vos yeux

Je m'assimile Au fou qui combat

Contre mille.

Page 1