‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 31 sur 57 · L'ÉQUITABLE BALANCE · texte numérisé non relu

L'ÉQUITABLE BALANCE

L'équitable balance a voué ma mollesse Longtemps à l'Aquilon et les flots écumeux. Lorsque je ne savais entendre la prêtresse Criant : Énée, hélas ! tu tardes dans tes vœux.

Mais, pareil au Troyen, à présent je moissonne Les prophétiques dons du feuillag-e écarté, Et mon esprit prendra la charmante beauté D'un éclatant soleil amorti pnr l'automne.

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