‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 40 sur 57 · D'UNE INGRA TE DOULEUR · texte numérisé non relu

D'UNE INGRA TE DOULEUR

D'une ingrate douleur ayant les traits souffert, Devant l'été des ans j'en ai touché l'hiver. Mais ma verve, pareille aux eaux du noble Alphée, Se môle au flot mondain sans en être altérée, Et par toutes les fois qu'aux cordes j'ai tenté (Pour que rougisse enfin l'affreuse nudité D'un impudent chanteur), j'ai caché mes blessures Sous le beau teint des fleurs noué's en sertissures.

ÉNONE AU CLAI1\ VISAGE ET SYLVES l83

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