ÉPITAPHE DE PAUL VERLAINE
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Et qu'importe à mes vers ta vie et ses alarmes ! Qu'importe le trépas ! Apollon est g"uerrier : Je ne répandrai pas de mistrajjles larmes, Poète, sur ta tombe où fleurit le laurier.
La forût tour à tour se pare et se dépouille ; Après le beau printemps, on voit l'hiver venir; Et de la Parque aussi la fatale quenouille Allonj^e un fil mêlé de peine et de plaisir.
Comme une eau qui, tombant d'une montagne haute, De rocher en rocher se brise à l'infini, Aifisi le cœur humain est brisé, quand la faute L'a roulé sur lui-même et l'a de Dieu banni.
Mais le chantre divin tombent se précipite Jusques au plus bas lieu pour g-ag-ner les sommets Aux noces de Cadmus les Grâces l'ont prescrite, La règle que son cœur ne transgressa jamais.