‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 53 sur 57 · A ERNEST RAYNAUD · texte numérisé non relu

A ERNEST RAYNAUD

L'Élher n'est pas toujours du Zéphyr rafraîchi, De violente ardeur l'Été le brûle aussi, L'hirondelle le quitte, et les plaintives g'rues, Compag-ncs du Notus, y ramènent les nues, Et l'Aquilon cruel y sème les frimas ; Puis encor les Saisons reviennent sur leurs pas. Telle du mal au bien, de la joie à la peine, Passe la vie humaine.

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Ah ! que peu de support ont les faveurs d'un jour

Du bonheur désirable !

Mais le triste malheur n'est pas au misérable

Moins Yolasre à son tour.

Raynaud, parmi les biens réservés à la ferre Notre partage est le plus beau,

Puisque, sur son métier, la Parque ménagère Nous a filé Tamour de ce rameau

Stérile seulement au penser du vulgaire.

Un autre, à chaque coup surpris ou rebuté,

Remontre à la Divinité Sur l'ordre convenable et l'efîet ordinaire! Fuyons ce vice, ami : que l'intègre Beauté Pénètre notre esprit avec tranquillité, Ainsi que l'eau reçoit un rayon de lumière.

ERIPUYLE ET SYLVES NOUVELLES 22g

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