‹ Poèmes ironiquesChapitre 21 sur 79 · LENDEMAIN DE FÊTE · texte numérisé non relu

LENDEMAIN DE FÊTE

Nous n'en avons gardé qu'un grand mal à la tête ; Peut-être, au fond du cœur, un reste d'ennui sourd Gomme ils sont alanguis les lendemains de fête, Et comme ils sont cruels, les lendemains d'amour !

Souvenirs de folie ancienne, Et souvenirs d'amours défunts.

Me poursuivent comme une antienne Faite de chants et de parfums.

C'est prer-que une harmonie énervante et discrète, Une brume qui prend ta forme et tes contours : Comme ils sont alanguis, les lendemains de fête, Et comme ils sont cruels, les lendemains d'amour !

Le temps emporte dans sa nasse La gaîté, l'amour et l'espoir ; Tout passe, tout casse, tout lasse, Gomme vous m'avez dit un soir.

A quoi sert de pleurer ? La vie est ainsi faite ; Nous recommencerons ce soir, demain, toujours: Comme ils sont alanguis, les lendemains de fête, El conime ils sont cruels, les lendemains d'amour !

POÈMES IRUMQUES

Le printemps reviendra, mignonne, Et refleurira les vieux nids.

Les ceps remettront dans la tonne L'oubliance et les chants bénis — Mais un spectre est debout, sinistre, qui nous guette Pour tuer notre joie avec ce seul discours : €omme ils sont alanguis^, les lendemains de fête. Et comme ils sont cruels, les lendemains d'amour I

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