EPILOGUE
Pour celle-là que j'aimais tant J'ai rythmé des chansons lieureuses, Pleines de l'Idéal d'antan ; C'étaient des notes vaporeuses Dont Vaucorbeil était content, Et les fauvettes amoureuses, Pour celle-là que j'aimais tant.
J'ai mis mon cœur en un poème
Que personne ne lira plus ;
Ce sont de beaux vers de carême
Poitrinaires et superflus.
Très démodés et mort-nés même
Puisqu'elle ne les a pas lus
Chagrins de cœur en un poème.
Comme elle n'a jamais compris
Les gasconismes de tendresse, L'illécébrante de Paris ; Je veux rentrer dans ma paresse, Loin des poèmes manuscrits, Et je ne veux plus de maîtresse Puisqu'elle n'a jamais compris.
Je nouerai peut-être des drames Avec le compagnon Busnach.
On y verra de jeunes femmes, Ayant pris des maris au sac.
Clore les doux épithalames Par trois ou quatre tours du lac.
Je nouerai peut-être des drames.
Je constellerai les journaux D'une politique poncive, J'étudierai les tribunaux Sans littérature excessive,