‹ Poèmes ironiquesChapitre 23 sur 79 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Pour celle-là que j'aimais tant J'ai rythmé des chansons lieureuses, Pleines de l'Idéal d'antan ; C'étaient des notes vaporeuses Dont Vaucorbeil était content, Et les fauvettes amoureuses, Pour celle-là que j'aimais tant.

J'ai mis mon cœur en un poème

Que personne ne lira plus ;

Ce sont de beaux vers de carême

Poitrinaires et superflus.

Très démodés et mort-nés même

Puisqu'elle ne les a pas lus

Chagrins de cœur en un poème.

Comme elle n'a jamais compris

Les gasconismes de tendresse, L'illécébrante de Paris ; Je veux rentrer dans ma paresse, Loin des poèmes manuscrits, Et je ne veux plus de maîtresse Puisqu'elle n'a jamais compris.

Je nouerai peut-être des drames Avec le compagnon Busnach.

On y verra de jeunes femmes, Ayant pris des maris au sac.

Clore les doux épithalames Par trois ou quatre tours du lac.

Je nouerai peut-être des drames.

Je constellerai les journaux D'une politique poncive, J'étudierai les tribunaux Sans littérature excessive,

Page 1