‹ Poèmes ironiquesChapitre 25 sur 79 · DÉFINITION D'AMOUR · texte numérisé non relu

DÉFINITION D'AMOUR

EN RÉPONSE A GEORGES LORIN A pi'Opos de son Panneau décoratif.

Nnii< sommes montés dans le bleu bizarre D'une nuit d'été veuve des sommeils ; Nous avons trouvé, comme feu Pizarre, Un Pérou tout plein de louis-soleils :

Des soleils d'amours, des louis d'ivresses, La belle monnaie ancienne des cœurs, Et de nos deux mains pleines de caresses Nous nous sommes fait des trésors vainqueurs. QuVjn ait des chapeaux en tuyau de poêle, Ou que l'on soit nu comme Antinous ; Que Grévin d'un peu d'étoffe la voile, Ou qu'elle ait l'aspect glabre des Vénus :

!iQ POEMES [RONIQUES

Qu'on soit pauvre ou riche, imbécile ou sage, Athée ou païen, divin ou maudit ; Si le ciel est mort, vieux ciel sans ouvrage. Nous le retrouvons dans le ciel de lit. Et sans s'occuper de mode quelconque, Sans souci du galbe et des vêtements. L'amour traîne encore la divine conque Sur l'éternel bleu des vieux firmaments.

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