‹ Poèmes ironiquesChapitre 47 sur 79 · LUTTE PARISIENNE · texte numérisé non relu

LUTTE PARISIENNE

Brillamment tout le jour, il avait combattu Pour ses rêves, pour ses amours, pour ses idées, Lançant^ audacieux, ses forces débridées A l'assaut du bonheur, cet assiégé télu.

Les assistants disaient : Ce lutteur est vêtu D'ironie et de grâce, et, par larges bordées, Le rire éclate aux coins de ses lèvres fardées ; On ne l'a vu jamais ni las, ni courbatu.

Le soir, il salua debout la galerie,

Clown élégant qui veut qu'au public on sourie ;

Puis, pour aller dormir un peu, se retira.

Dans le logis hanté du spleen et des migraines , Il lorgna vaguement les étoiles sereines. Et quand il eut fermé sa fenêtre, il pleura.

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