LA BIBLE DE MÉPHISTO
Je suscitai Tesprit gaulois à bonne enseigne,
Le sel de Rabelais, la verve de Montaigne,
Gel enfant La Fontaine, et, Molière, ce roi,
YoUaire, mon sosie ; — et sur le sol étroit,
Je me fais élever, jusqu'au fond des nuées,
Une Babel de rire acerbe et de huées !
Puis, pour environner mes autels triomphants,
0 Paris, j'ai choisi tes sceptiques enfants I
Et maintenant, vois-tu, mon cher, la lutte est fone
Ferme ces livres-ci, pleins d'une chose morte ;
Ris de tout, frappe tout de railleuses clameurs ;
Prends la vie avec joie : Aime, Travaille et Meurs.
Crois aux réalités, moque-toi des sornettes,
Que ta jeune folie agite ses sonnettes;
Car tu peux mépriser l'Eafer ou le ciel bleu —
Quand je l'aurai tué, je ne créerai plus Dieu... »
Soudain le coq chanta : la rue Monsieur-le-Prince Possède encore un coq ou deux ; et l'aube mince Jeta son linceul pâle au-dessus des grands toits. Mais, quand je voulus voir une dernière fois Celui qui me parlait de la sorte à voix basse. Il avait disparu dans le tain de la glace.
LA TERRE DE PROCUSTE
LA TERRE DE PROGLSTE