‹ Poèmes ironiquesChapitre 69 sur 79 · LA BIBLE DE MÉPHISTO · texte numérisé non relu

LA BIBLE DE MÉPHISTO

Je suscitai Tesprit gaulois à bonne enseigne,

Le sel de Rabelais, la verve de Montaigne,

Gel enfant La Fontaine, et, Molière, ce roi,

YoUaire, mon sosie ; — et sur le sol étroit,

Je me fais élever, jusqu'au fond des nuées,

Une Babel de rire acerbe et de huées !

Puis, pour environner mes autels triomphants,

0 Paris, j'ai choisi tes sceptiques enfants I

Et maintenant, vois-tu, mon cher, la lutte est fone

Ferme ces livres-ci, pleins d'une chose morte ;

Ris de tout, frappe tout de railleuses clameurs ;

Prends la vie avec joie : Aime, Travaille et Meurs.

Crois aux réalités, moque-toi des sornettes,

Que ta jeune folie agite ses sonnettes;

Car tu peux mépriser l'Eafer ou le ciel bleu —

Quand je l'aurai tué, je ne créerai plus Dieu... »

Soudain le coq chanta : la rue Monsieur-le-Prince Possède encore un coq ou deux ; et l'aube mince Jeta son linceul pâle au-dessus des grands toits. Mais, quand je voulus voir une dernière fois Celui qui me parlait de la sorte à voix basse. Il avait disparu dans le tain de la glace.

LA TERRE DE PROCUSTE

LA TERRE DE PROGLSTE

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