‹ Poèmes mystiques et champêtresChapitre 22 sur 32 · A POIZAT · texte numérisé non relu

A POIZAT

Les catholiques ne seront peut-être bientôt plus qu'un troupeau errant.

O Poizat, le Catholicisme Demain peut triompher encor, Puisque autour de nous aucun schisme Ne couve sous les mitres d'or.

On peut bien régler nos obsèques, Briser les Tables de la loi, Soyons sans craintes : nos Évêques Gardent le dépôt de la Foi.

A POIZAT 9i

La Religion dépeuplée?

Prions, chantons dans nos malheurs :

Bientôt la terre consolée Verra passer la Fleur des fleurs, Et tout l'univers catholique D'un même cœur communier Devant le Pasteur angélique, Sous la barque du Nautonier.

La troupe errante qu'on lapide?

Parmi nous lequel est tremblant?

Quand la Foi relève, Intrépide (1),

La couronne du Vieillard Blanc!

C'est le Christ, ce n'est pas le nombre

Qui nous fait tomber à genoux.

Les temps sont mauvais, l'heure est sombre,

Mais qui donc a peur, parmi nous?

Regarde : Nous avons des hommes.

Les saints peut-être vont venir.

C'est le sang de l'heure où nous sommes Qui fera germer l'avenir.

(i) Devises des Papes.

Avant que surgisse la Bête, En des jours qu'il peut abréger, Christ enverra du ciel en fête Quelque flamboyant Messager.

Satan, qui croit encore au nombre, Satan qui lève ses drapeaux, Berger du Mal et roi de l'Ombre, Devra fuir avec ses troupeaux.

Alors, plus de nuit, de souffrance, Soudain la paix règne en tout lieu.

Le monde est sauvé : sur la France A passé le souffle de Dieu!

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