‹ Poemes, odes, epitres, et poesies diversesChapitre 10 sur 25 · A LA NYMPHE I)E BELLEVILLE · texte numérisé non relu

A LA NYMPHE I)E BELLEVILLE

• Savourer le piquant bouqliet.

Le Champagne est plus doux peut-être:

Mais s’il juge le vin qu’il boit , '

C’est par la gaîté qu’il fait naître;

Et les dtfux rêves qu’il lui doit. . *

Buveurs! oui, c’est hors de la ville •

Que Bacchus est père tles Ris ; Sous «on nom et dans son asile,

* . Qn imposteur règne à»Paris. , # •

Son front languissant se couronne

, Et d’orcanette et de bryone ,

Au raisin il a dit. adieu f

Et la Naïade de la Seine,

/ A sa main unissant la sienne', #

Rougît, complice du faux Dieu.

ode ,

Aux feux vacillants des bougies.

Heurtez vos coupes en chantant , *

. Vous que les nocturnes Orgies Rassemblent à Ménü-Monfeant ;

‘ 'Chantez ! chantez! demain , peuf-ètre , *

Pour vous la coupe se tarit;

Est-on sûr du jour qui va naître ,

* Et de la vigne quffleurit ?

A l’horizon, Phébé s’élève.

Saluez son disque naissant.

Mâfcfquel fantôme , armé d’un glaive,

grandit sous son pâle croissant ?

C’eSt lc\ Mort ! Terrible , en silence , Du Mont-Louis (i) çlle s’élance, • -

(i) L«- cimetière du Mout-Louis , dit du Père La Chaise , situé auprès de Mérnl-Moqtant. ^ ^

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