‹ Poemes, odes, epitres, et poesies diversesChapitre 24 sur 25 · PARNY ET BERTIN · texte numérisé non relu

PARNY ET BERTIN

A ses baisers menteurs à grand’peine échappé ,

Je maudis une folle ivresse ;

Pour adoucir mes maux , à mon luth j’eus recours ;

Car les muses du moins ont de longues amours: Enfin , je n’aime plus ! muses , vous que j’implore , Vous suffisez à mon cœur ranimé;

A l’amour ce cœur est fermé!...

Et cependant, chantre d’Éléonore ,

Quel pouvoir as-tu donc sur mon esprit charmé ? Jadis, à peine à mon aurore,

Quand je te lus, je crus avoir aimé;

En te lisant, je crois aimer encore.

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