PARNY ET BERTIN
A ses baisers menteurs à grand’peine échappé ,
Je maudis une folle ivresse ;
Pour adoucir mes maux , à mon luth j’eus recours ;
Car les muses du moins ont de longues amours: Enfin , je n’aime plus ! muses , vous que j’implore , Vous suffisez à mon cœur ranimé;
A l’amour ce cœur est fermé!...
Et cependant, chantre d’Éléonore ,
Quel pouvoir as-tu donc sur mon esprit charmé ? Jadis, à peine à mon aurore,
Quand je te lus, je crus avoir aimé;
En te lisant, je crois aimer encore.