I. — De l'utilité d'une bonne diction
Il ne suffit pas que les enfants apprennent de beaux vers ; encore faut-il qu'ils sachent bien les dire.
C'est vraiment pitié que d'entendre massacrer les vers, comme il arrive souvent dans les réunions de famille, où l'on veut à toute force, pour les donner en spectacle, faire réciter dos poésies à des enfants mal doués et parfois beaucoup trop jeunes, et comme il arrive fréquemment aussi dans les écoles elles-mêmes, où nous sommes accueillis dès le seuil par une sorte de mélopée traînante et nasillarde. Condamner l'enfant à pratiquer de tels excercices, c'est vouloir lui ôter à jamais le goût de la poésie.
Que d'avantag'es, au contraire, peut donner aux enfants l'habitude de bien dire les vers ! N'est-ce pas