PRÉFACE. X\I
Après avoir exposé clans quoi esprit el dans (pielle intention cet ouvrage a été conij)osé, il nous reste à remercier tous ceux qui l'ont rendu possible en nous accordant les autorisations nécessaires. Nous remercions donc les poètes, ({ui ont bien voulu nous laisser puiser dans leurs œuvres, et les liériliers de ceux dont il nous a été également possible de reproduire des vers plus ou moins nombreux. Nous exprimons aussi notre reconnaissance aux éditeurs qui nous ont libérale: ment permis d'insérer dans notre recueil quelques fragments des œuvres dont ils ont la propriété : à MM. Delagrave, Fayard, Fasquelle, Fisclibacher, Ernest Flammarion, Garnier, Hachette^ HetzeJ, Juven, Nathan, Ollendorf, Perrin, Plon-Nourrit, ainsi qu'à la Société du Mercure de France et à la Société française d'imprimerie et de librairie. Nous regrettons de n'avoir pas été autorisés à donner ici des extraits de Leconte de Lisle, Sully-Prud- Iiomme, André Tlieuriet, José-Maria de Ilérédia et de quelques autres poètes contemporains.
Nous devons également aux auteurs quelques mots d'excuse ou d'explication pour les coupures et changements de titre, que nous avons jugés nécessaires. Nous n'ignorons pas que les écri-
WII PRKFACE.
vains aiincnl (jiToii pi-rsciilc toujoiiis leur peiisre iiitéi^rah*. Mais no serait-il pas très r('i»Te11al)!e q\io parfois ])()iir une stioplie, un vers, — (pTil est l'acile de supprimer sans (Jiniiniier en rien la valenr d'une poésie, — on s'interdise de citer telle ou telle (ruvre d'exeelleîiis poètes? One les auteurs veuillent donc nous ])ardonner si nous nous sommes permis, à l'occasion, de modifier un titre pour rendre plus explicite le sens d'une poésie, ou bien de pratiquer des coupures dans un poème afin d'en élaguer des passages difficiles ou peu appropriés à des enfants, ou afin de ramener ces morceaux aux proportions désirables.
Du moins pouvons -no us donner l'assurance — pour finir — qu'en composant ce livre, nous avons été uniquement g-uidés par le désir de rendre service à la fois aux poètes et aux enfants. S'il est vrai, comme l'a dit Sully-Prudliomme, que
Le délice éternel que le poète éprouve.
C'est un soir de durée au cœur des amoureux,
n'est-il pas plus juste encore d'ajouter que la plus touchante manifestation de l'immortalité des poètes est d'entendre à chaque génération quelquesuns d^ leurs vers sur les lèvres balbutiantes des
PRKFACE. X'XIII
<?nfants? C'est retle claiF'o vision dos visai»*('s d'en- Fants, lisanl sur los genoux de leurs mères ou sur les hanes de TtM'ole enil)ellie les meilleurs vers de nos poètes, que nous avons eue sans cesse sous les yeux en préparant ce modeste ouvrage. Puissentils — un peu grâce à lui — acquérir, dès leurs tendres années, le goût salutaire de la poésie, qui dans la vie la plus monotone et la plus terne fait passer comme un souffle de vivifiante fraîcheur, et ouvre dans l'existence la plus murée une échappée lumineuse vers le rêve et vers l'idéal!