‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 11 sur 312 · XXVIII QUELQUES CONSEILS · texte numérisé non relu

XXVIII QUELQUES CONSEILS

tout d'abord le meilleur moyen de les contraindre à reg-arder les textes avec attention, puisqu'il est nécessaire de bien comprendre les morceaux pour bien les réciter? De plus, les vers qu'ils auront ainsi appris avec intelligence, ils les retiendront avec facilité et aimeront, plus tard, à les redire.

Ajoutez qu'en s'accoutumantà bien réciter les vers, les enfants s'habitueront à parler avec pureté. Or, on ne saurait trop engager les parents à donner de bonne heure à leurs enfants une élocution correcte et, si Ton peut, élégante. Que de femmes à l'aspect charmant perdent tout attrait, dès qu'elles ouvrent la bouche! Et que d'hommes, en apparence distingués par leurs manières, souvent même très instruits, nous choquent par la vulgarité de leur parole!

Si l'on surveille avec soin la diction des enfants, on pourra les corriger de la plupart de leurs défauts d'élocution : de ceux qu'ils doivent au pays où ils vivent (comme l'accent méridional) ; de ceux qui proviennent de mauvaises habitudes d'articulation (comme le bredouillement, le balbutiement, la précipitation du débit); et même, dans une certaine mesure, de ceux qui tiennent à de véritables vices de conformation des organes vocaux, tels que le sessaiement (s dure pour ch), le zézaiement (z pour J ou (/), le jotacisme (J pour s), le chuintement (ch pour ç ou y), le lambdacisme (/ pour r ow n).

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