LA CAVALE Dl' DESEKT
Lors(|ue, dans le dcserl, la cavale' sauvage,
Après Irois jours de marche, attend un jour d'orage,
Pour boire l'eau du ciel sur ses palmiers poudreux.
Le soleil est de plomb, les palmiers, eu silence.
Sous leur ciel embrasé peuclieut leurs longs cheveux;
Elle cherche son puits dans le désert immense :
Le soleil l'a séché; sur le rocher brûlant.
Les lions hérissés dorment en grommelant".
Elle se sent fléchir; ses narines, qui saignent,
S'enfoncent dans le sable, et le sable altéré
Vient boire avidement son sang décoloré.
Alors elle se couche, et ses grands yeux s'éteignent ;
Et le pâle désert roule sur son enfant
Les llols silencieux de son linceul mouvant^.
Elle ne savait pas, lorsque les caravanes
Avec leurs chameliers"^ passaient sous les platanes,