‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 185 sur 312 · LA Moirr \)V LOUP · texte numérisé non relu

LA Moirr \)V LOUP

Le loii[) N iciit et s'assied, les deux janil)es dressées,

Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.

11 est jugé perdu, puisqu'il était surpris,

Sa retraite coupée et tous ses chemins pris ' ;

Alors il a saisi, dans si gueule brûlante,

Du chien le plus hardi la gorge pantelante"

Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer.

Malgré nos coups de feu qui Iraversaient sa chair

Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,

Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,

Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé.

Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.

Le loup le quitte alors et puis il nous regarde.

Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde^,

Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;

Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant '^.

1. Retraite coupée... chemins pris... : étant cerné de toutes parts, il ne peut ni rebrousser chemin ni s'élancer en avant.

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