XIV PRÉFACE
le s[)ertacl(' de l'en lance, donieiire lellre morle pour rciifaut (|Lii cuire à pelue daus rexislcuce.. Quaul aux poésies écrites à ruileulLon des enfants,, pour des raisons dilTéreutes elles ne paraissent guère leur convenir davantage. Car, sous prétexte de s'abaisser au niveau de l'intelligence enfantine, ces auteurs font trop souvent des vers d'une pauvreté littéraire aflligeante. D'ailleurs, leurs inventions puériles, n'imitant que fort mal la fraîche naïveté des enfants, déplaisent d'ordinaire à ces derniers par leur plate niaiserie. Saus compter que le ton moralisateur, qu'on se croit presque toujours obligé de prendre quand on s'adresse aux petits, les rebute également : ils flairent vite le pédant et bouchent leurs oreilles à ces ennuyeuses, leçons.
Ce n'est donc pas sans peine que nous sommes arrivés à cueillir, dans notre poésie française du dix-neuvième siècle, une gerbe suffisante de belles poésies, qui répondent à toutes les exigences que nous venons d'énumérer plus haut. Xous avons eu d'autant plus de difficultés qu'en vertu des lois qui régissent chez nous la propriété littéraire, nous ne disposions pas, mallieureusement, de toute notre liberté d'action. Qu'on ne s'étomie donc pas si