XVIII PRÉFACE
sani pour toute la Ira versée scolaire... Mais^ d'abord, nous avons eu soin de dresser pour clia- (jue cliapitre une liste supplénienlaire de poésies, où sont inscriles, iiotauiinent, celles (jue nous n'avons pas pu insérer dans le cours de l'ouvrag^e. Puis, si nous n'avons pas cru devoir reproduire dans notre recueil un cerlain nondjre de morceaux très connus, — justement parce qu'on les trouve partout, — on aurait tort, à notre avis, de s'abstenir de les faire apprendre aux enfants. Bien des générations enfantines ont eu beau réciter ces vers, ils n'en sont pas moins nouveaux pour les enfants d'aujourd'hui, s'ils ne le sont plus pour leurs maîtres. Il n'est pas mauvais, après tout, que, de génération en génération, les enfants d'un même pays apprennent les mêmes vers, comme ils s'amusent aux mêmes jeux. Anatole France a délicieusement parlé quelque part^ de deux enfants qui chantent sur la route, en allant à l'école, « une vieille chanson qu'ont chantée leurs grand' mères quand elles étaient des petites filles et que chanteront un jour les enfants de leurs enfants ». Si la chanson peut ainsi servir de lien aux générations successives, il en est de même des poésies : d'avoir