‹ Poèmes provinciauxChapitre 17 sur 38 · LE JOUR TOMBE · texte numérisé non relu

LE JOUR TOMBE

Le jour tombe, vois-tu, la rose est bien plus pâle ; L*ombre sort du massif et gagne le chemin.

Rentrons ! ta mère a dit ton nom dans le jardin Et voici s'allumer les vitres de la salle :

On t'attend pour servir et pour rompre le pain. Viens, tu nous verseras l'eau fraîche délectable ; Comme d'humides fleurs s'ouvriront sous tes doigts

Les fruits qu'avant le jour nous avons cueillis : vois Ce papillon de nuit voleter sur la table Et, rêveuse un instant et les deux mains en croix, Ecoute, dans le chœur grave et profond du bois, Monter toutes ces voix d*Angelus et d'étable.

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