‹ PoèmesChapitre 3 sur 32 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Parle-moi, de ta voix pareille h l'eau courante, Lorsque s'est ralenti le souffle des aveux* Dis-moi des mots railleurs et crUcls si tu veux, Mais berce^moi de la mélopée enivrante.

De ce timbre voilé qui m'enivre et m'enchante, Lorsque thon front s'égare en tes vagues cheveux, Exprime tes espoirs, tes regrets et tes voeux, O mon harmonieuse et musicale amante t

IO ÉTUDES llï PRÉLUDES f

Et moi, j'écouterai ta voix et son doux chant,/

Je ne comprendrai plus, j'écouterai, cherchant,

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Sinon l'entier oubli, du moins la somnolence.

Car si tu t'arrêtais, ne fut-ce qu'un moment, J'entendrais.., j'entendrais au profond du silence Quelque chose d'affreux qui pleure horriblement.

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1 bs yeux bleus, à travers leurs paupières mi-closes Recèlent la lueur des vagues trahisons» (j Le souffle violent et fourbe de ces roses M'enivre comme un vin où dorment les poisons.*.

Vers l'heure oi\ follement dansent les lucioles, L'heure ôii brille h nos yeux le diîsir du moment, Tu me redip en vain les flatteuses paroles».. Je te hais et je l'aime abominablement.

12 ETUDES ET PRELUDES

VEUX SOff^S^ETS

es cheveux irréels, auk reflets clairs et froids, Ont de pâles lueurs et des matités blondes, Tes regards ont l'azur des éthers et dès ondes, Ta robe a le frisson des brises et des bois.

Je brûle de baisers la blancheur de tes doigts» L'air nocturne répand la poussière des mondes. Pourtant je ne sais plus, au sein des nuits profondes, Te contempler avec l'extase d'autrefois»

DEU K S O NNÉtS ' V .. j J

La lune t'effloura d'une lueur oblique., «

Ce fut terrible autant qu'un éclair prophétique

Révélant la hidèur aii fond de ta beauté.

Je vis comme l'on voit une fleur qui se!fane - Sur ta bouche, pareille aux aurores d été, Un sourire flétri de. vieille coùrtisaneV

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ÉTUDES ET PRÉIUPES

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É, coûtez,,, Celles-là sont les Musiciennes. Leur présence est pareille à l'écho d'une voix, Et leur souffle est dans l'air plein de légers émois,

Plein de très lents accords aux langueurs lesbiennes,

Et les voici passer, formes aériennes, Se mêlant au silence harmonieux des bois, 1 Et redisant en choeur leurs amours d'autrefois, Aux sons luxurieux de leurs lyres anciennes, , ■ • .,

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