‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 42 sur 107 · Miihridate, 890 : Dans le sein de sa ville · texte numérisé non relu

Miihridate, 890 : Dans le sein de sa ville

5. Alexandre, 193 : Que sert de l'irriter par un orgueil sauvage?

L'inquiète fureur d'une avare manie (1) A l'amas des trésors immole son repos (2).

Mais il ignore après sa vie Qui sera possesseur du fruit de ses travaux.

Je renonce à ces soins que la chair seule inspire, Et je m'arrache enfin à ces objets mondains (3).

C'est après toi que je soupire :

Mon Dieu, je te remets ma vie entre les mains.

Par ta miséricorde efface mon offense;

Tu sais ce qu'on m'a fait, Seigneur, et c'est assez.

Quels affronts! Quelle patience!

Que n'ai-je point souffert aux yeux des insensés?

J'ai souffert sans parler les peines les plus dures, Sachant qu'elles partaient de ton divin courroux.

Ah! Seigneur, guéris mes blessures.

Et retire la main qui me porte ces coups (4).

Sous le poids de ton bras, sous sa force puissante, Tout mon cœur s'est fondu lorsque tu m'as touché :

J'ai senti sous ta main pesante Que, si tu me frappais, c'était pour mon péché.

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