‹ Poèmes sacrés. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 44 sur 107 · ET QUI SE MET AU-DESSUS DES AFFLICTIONS HUMAINES · texte numérisé non relu

ET QUI SE MET AU-DESSUS DES AFFLICTIONS HUMAINES

Comme le cerf poussé désire la fontaine

Et court y boire avec plaisir; C'est ainsi que mon âme, ô Bonté souveraine,

De te joindre (1) fait son désir.

J'ai soif, et de toi seul coule la source vive

De cette eau de qui (2) naît la foi.

Devant tes yeux divins quand veux-tu que j'arrive

Quand paraîtrai-je devant toi?

Mes larmes jour et nuit me servent de breuvage, Et mes soupirs percent les airs (3),

Quand j'entends le pécheur me dire avec outrage : Où donc est le Dieu que tu sers?

Repassant ces discours (4), je sens mon âme outrée

Tomber de douleur et d'effroi; Mais je sais, ô mon Dieu, que ta maison sacrée

Est un sûr asile pour moi.

1. Alex., 939 : Dans l'ardeur du combat, je l'ai vu, je l'ai joint.

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