i.f:vnii:t{ ni' magsi-s
Qu'attcndcnt-ils au fond de raïuiquc demeure? Serait-ce point quelque jugeiiiciu sans merci Qui se doit accomplir quand arrivera l'heure?
A quoi son^c le vieux duc Magnus? A ceci :
Un chevalier Croisé, vers l'orient de Tarse, Pousse un cheval plaqué de bardes de métal, Qui souffle en s'éventant avec sa queue éparse.
Sans guide ou compagnon, loin du pays natal, L'aventurier, tenace et résolu dans l'âme. S'en va par le désert à tous les siens fatal.
Le ciel en fusion verse sa morne flamme
Sur les longs sables roux qu'il inonde et qu'd mord,
Mer stérile, sans fin, sans murmure et sans lame.
L'immobile soleil emplit l'espace mort, Et fait se dilater, telle qu'une buée, L'impalpable poussière où l'horizon s'endort.
Nulle forme, nul bruit. Toute ombre refluée S'est enfuie au delà de l'orbe illimité : La solitude est vide, et vide la nuée.