‹ Poèmes tragiquesChapitre 37 sur 69 · I-; I, ('•VKII, K 1)1. MAf;SUS · texte numérisé non relu

I-; I, ('•VKII, K 1)1. MAf;SUS

Les Clicfs Croises sont tous, ou partis, ou dd'funts; Le grand Salaii-l"Al-din est couché, roide et grave, Dans sa tombe ro}'aIe, au milieu des parfiuiis.

Donc, Magnusn'apius rien qu'ilcraigne,ouqu'il ne brave. Ce qu'il condamne meurt, ce qu'il veut est à lui:

L'éruption de ses désirs n'a plus d'entrave.

L'œil du Diable évoqué dans l'ombre n'a pas lui ;

Il n'a point lait de pacte et dévoué son âme

Pour l'empire et pour l'or qu'il possède aujourd'hui.

Quand la lointaine mort viendra trancher la trame Des instants orgueilleux de sa félicité, Il ne redoute pas que Satan le réclame.

N'a-t-il pas, en lieu sûr, pour le cas précité. Son lourd butin, la part du lion, qu'il amasse Pour être la rançon de son éternité ?

Aussi bien, le Malin, qui ricane et grimace, N'émousse, certes, ni n'allège, jusqu'ici, Le fil de son épée ou le poids de sa masse.

Jésus, s'il règne aux cieux, ne prend guère en merci Ses ouailles qu'il livre à qui les tond et mange; Donc, pourquoi, lui, Magnus, en prendrait-il souci ?

Qu'on les garde un peu mieux, ou qu'en somme on les venge! Ainsi, de jour en jour, au cœur de l'Apostat L'oubli des vains remords amoncelle sa fange.

Or, le Diable l'entraîne au suprême attentat.

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