‹ Poèmes tragiquesChapitre 50 sur 69 · LA MAYA · texte numérisé non relu

LA MAYA

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La Maya

Maya! Maya! torrent des mobiles chimères, Tu fais jaillir du cœur de l'homme universel Les brèves voluptés et les haines amères, Le monde obscur des sens et la splendeur du ciel; Mais qu'est-ce que le cœur des hommes éphémères, O Maya! sinon toi, le mirage immortel?

Les siècles écoulés, les minutes prochaines, S'abîment dans ton ombre, en un même moment, Avec nos cris, nos pleurs et le sang de nos veines : Éclair, rêve sinistre, éternité qui ment, La Vie antique est faite inépuisablement Du tourbillon sans fin des apparences vaines.

LES ÉRINNYES

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