‹ Poèmes tragiquesChapitre 57 sur 69 · TALTHYBIOS, EURYBATÈS · texte numérisé non relu

TALTHYBIOS, EURYBATÈS

Le Chœur des Vieillards, KASAMDRA

TALTHYBIOS

Le langage d'Hellas ne t'est-il point connu?

LES ÊRINNYES. 275

KASANDKA.

Dieux ! Dieux ! La coupe est pleine, et mon jour est venu !

!■ Il R Y II A T ti s .

Malheureuse! Pourquoi gémis-tu de la sorte?

KASANDKA.

Que ne suis-je égorgée, ô Dieux, et déjà morte! L'irrévocable Hadès m'appelle par mon nom. Où suis-je?

TALTMYBIOS.

Sous le toit royal d'Agamemnôn.

KASANDKA.

O demeure! de l'homme et des Dieux détestée! Dans quel antre inondé de sang m'as-tu jetée, Cher Apollon?

EURYBATÈS

Elle a, certes, le flair d'un chien !

TALTHYBIOS

On dirait qu'elle sent l'odeur d'un meurtre ancien. Ou qu'un souffle augurai offense ses narines.

KASANDRA

Que la sombre maison penche et croule en ruines !

EURYBATÈS

Pourquoi la maudis-tu si désespérément?

KASANDRA

Arrête ! En vérité, c'est un égorgement

Monstrueux, et le brave est dompté comme un lâche.

Hâtez-vous! Écartez le taureau de la vache!

Ah! ah! le voile épais l'enserre de phs lourds;

Elle frappe, il mugit, elle frappe toujours;

La fureur de ses yeux jaillit comme une flamme.

L'odieuse femelle! Et le mâle rend l'âme!

TALTHYBIOS

Quel meurtre lamentable annonce-t-elle ainsi?

KASANDRA

Cher Dieu, pour y mourir, tu m'as traînée ici ! -

EURYBATÈS

Maintenant, elle pleure et gémit sur soi-même. Un Dieu, dis-tu! Lequel?

KASANDRA

L'Archer divin qui m'aime !

TALTHYBIOS

Il t'aime, et te poursuit de sa haine! Comment?

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