Philomcle. Nom mythologique du rossignol
36. Auprès d'un mausolée. Allusion à la poésie née du deuil d'Llvira»
Aux monts d'où le jour semble cclore
Quand je t'emportais avec moi
Pour louer celui que j'adore,
Le premier rayon de l'aurore
Ne se réveillait cju'après loi. 60
Au bruit des flots cl des cortla-'cs.
Aux (eux livides des éclairs,
Tu jetais des accords sauvages,
Kl, conunc l'oiseau des oraixcs.
Tu rasais l'écume des mers. 6b
Celle dont le regard m'encliaine
A les sou pus niôlail sa voix,
Kl souvent ses tresses d'ébène
Frissonnaient sous ma molle haleine,
Connue tes cordes sous mes doigts. 70
Pcul-èire à moi, lyre chérie,
Tu reviendras dans l'avenir,
Quand, de songes divins suivie,
La mort appioche, et que la vie
S'éloigne comme un souvenir. 75
Dons cette seconde jeunesse
Qu'un doux oubli rend aux lumiains,
Souvetit l'homme, dans sa tristesse,
Sur toi se penche et te caresse,
Et tu résonnes sous ses mains. 80
Ce vent qui svir nos âmes passe
Souflle à l'aurore, ou souffle lard;
Il aime à jouer avec grâce
Dans les cheveux qu'un myrte enlace,
Ou dans la barbe du vieillard. 8S
71-83. Cf. Commentaire: « Jo n'iii jamais compris la poésie quh ilcw\ ir|i-)quc» de la vie humaine ; jeuno pour chanter, vieux pour prier. Une Ivro^ d.ins la jeunesse, une harpe dans les jours avancés, voilà pour moi la poésie : chant d'ivresse au matin, liynino de piété le soir ; l'amour partout. » La iiioma théorie est développée avec plus d'abondance dans les dernières pngci de la préface do iS^q des premières Médilationt.