Envieuse. Cf. XI, 54 et la note sur le v. G
LE DERMER CITANT DU PÈLERINAGE D'IIAROLD
Le Pèlerinage de Childe Harold, poème en qnafro clianfs, est un des plus céltbres ouvrages de livroii. Harold, porsomiagc imaginaire, mais préte-nom du poète, « est >iii jeune voyageur qui, lassé de bonne heure des voluptés de la vie, quille sa terre natale, l'Angleterre, et parcourt le monde en chantant ce qu'il voit, ce qu'il sent ou ce qu'il j)ense.,. Au premier chant, il est en Portugal et en Espagne ; il en décrit les sites, les mœurs, et quelques-unes des grandes et terribles scènes qu'offrait cette terre héroïque, à l'époque de la première invasion des Français.
« Le second chant est une peinture de la Grèce et de l'Asie-Mineure, oià lord Byron avait fait un premier voyage en 1808. Il salue tour à tour leurs mors, leurs montagnes, leurs tombeaux, leurs ruines ; et chaque lieu lui inspire des impressions et des vers dignes de ses immortels souvenirs.
« Le troisième chant commence par une invocation touchante b Adila, fille unique du poète, loin de laquelle les orages de la vie l'enipurlcnt encore... Il dit un élernel adieu au rivage d'Angleterre, et, jiarcourant le champ de bataille de Waterloo, il décrit cette dernière lutte entre l'Europe et Vlioniine du destin. l)i' là, longeant les bords du Rhin, il traverse rapidement les Alpes, célèbre l'IIelvétie elles bords enciiantés du lac Léman.
« Le quatrième chant... trouve le poète h Venise. Il décrit les rives mélancoliques de la Hrenta, va pleurer Pétrarque sur sa tombe d'Arqua ; déjilore le scfrt de l'Italie, tour à tour envahie par tous les barbares ; jette un regard sur l'iorence, et, se reposant h Rome, laisse sa muse s'abandonner à loisir à toutes les inspirations qui s'exhalent de ses monuments et de ses débris... Ici le poète, abandonnant l<jiil à Coup son héros, adresse un salut sublime à la mer qu'il aperçoit des hauteurs d'.Mbano, sur la route de Naples ; et, disant adieu au lecteur, lui souhaite mi bonheur qu'il n'a pas trouvé lui-m^me. » (.ti'frtiisemenl des éditeurs de Lamartine.)
Ce quatrième chant parut en 1818. Quelques années plus lard la guerre d« l'indépendance grecque éclate : Byron, ardent ^Itilhellène,