XVI II
/ATOCl TION
Le Dernier Chnnl du Phlerlnofje d'IJarold commence par tinc invocation à la Liberté. C'est en cQ'et ponr laconrjiièle de leur liberté rjuo les Grecs se battent contre les Turcs. Mais la lutte qui se livre est aussi une lutte relij.'icuse, la lutte du Christ contre l'Islam ; cl, sous reni[)ire de cette pr('occu|)ation, le [xjèle conCond sous ce nom de ]Abc-rtc deux choses absolument distinctes : rindé|>('nd;uice polilicpie, et ia liberté de l'àmo ou libre arbitre. L'une est un droit humain, l'autre un dogme religieux ou {ibilosopliiquc.
Musc des derniers lcni[)S, diviinlc sublime
Qui des uioiils l'aljuleux n'Iiabiles plus la cime;
Toi qui n'as jDOur séjour, pour temples, pour autels,
Que le sein frémissant des généreux mortels;
Toi dont la main se plaît à couronner ta lyre b
Des lauriers du combat, des palmes du martyre,
Kt qui lais relenlir l'Ilémus ressuscité
Des noms vengeurs du Christ et de la liberté ;
Sentiment plus ([u'Iuunain (|uc lliomme déifie,
\ icns seul : c'est à loi seul que mon cœur sacrifie! lo
Les siècles do l'erreur sont passes, l'homme est vieux ;
Ce monde, en grandissant, a détrôné ses dieux,
I. Des derniers lemps : récente, moderne. Cette musc est l,i Lil>ert<^. Rvrdn avait invoque, au sujet de la Grèce, le « gcnic de la Liberté » (C/itWe //,jrold. M, Lxxiv).
j. Entendez : qui n'habites pas, comme les Muses des temps fabuleux, la cime des monts.
•7. JJémiis, chaîne de montagnes de Thraee (auj. Balkans). — nessuscili}, après de longs siècles de silence.
g. Sentiment. Ap|)osition à Muse, qui entraîne au vers suivant le nKïsculin seal. — Plus (/u humain : qui élèves l'homme au-dessus de lul-incnie. Il y a quelque embarras dans la pensée comme dans la construction do cette fin de piirase ; la source rie cotte confusion est dans le doutiie ^cns du mol tt liberté » : v. l'argument.— Sur la rimo déifie, sacrifie, v. Il, i3ô-i36 (note).