ax cieux. V. XII
Iù8 PÈLERINAGE D IIAROLD
XXIT
IIAnOLD MOUnA.VT
Ilarold, sur le point de mourir, iiivoqtie la nature en ces ver»
« Triomphe, 3i?ait-il, immoricllc Nature,
Tandis que devant toi ta IVèlc créature,
Élevant ses regards de ta beauté ravis,
Va passer et mourir ; triomphe ! tu survis!
Qu'importe ? Dons Ion sein, que tant de vie inonde,
L'èlre succ('dc à l'être, et la mort est féconde !
Le temps s'épuise en vain à te comjiler des jours,
Le siècle meurt et meurt, et tu renais toujours!
Un astre dans le ciel s'éteint? tu le rallumes!
Un volcan dans ton sein frémit? tu le consumes !
L'Océan de ses flots t'inonde? lu les bols !
Un peuple entier péril dans les luîtes des rois ?
La terre, de leurs os engraissant ses en I railles,
Sème l'or des moissons sur le champ des batailles !
Le brin d'herbe foulé se flétrit sous mes pas.
Le gland meurt, l'homme tombe, et lu ne les vois pas!
Plus riante et plus jeune au moment qu'il expire,
ilélas ! comme à présent, tu semblés lui sourire,
Et, l'épanouissant dans loule la beaulé,
Opposer à sa mort ton immortalilé !
■j-S. Jours, toujours. V. II, 35-aG (note). i3. Leurs os. Syllcpse.