‹ PoésieChapitre 125 sur 274 · HYMNE DU MATIN · texte numérisé non relu

HYMNE DU MATIN

l^'IIjmne du malin fui écrit à Florence, en avril 182G. « Je crois, disait Laiiiarliiie, (|ue j'ai l'ait coiniiie li^ gaiçoii cliar|jfiilifr Itî cliofd'œiivre qu'il duil prendre pour bon eiibeif.Mie. » (^ConesjMiulaïu-e, t. II, p. 332.)

Pourquoi bondissez-vous sur la plage ccumaiilc, Yagues dont aucun vent n'a creusé les sillons? Pourquoi sccûuez-Yous votre l'cunic fumante En légers tourbillons ?

Pourquoi balancez-vous vos fronts (jue l'auljc essuie, 5

Foréls qui tressaillez avant 1 lieure du bruil? l'ourquoi de vos rameaux répandez-vous en pluie Ces pleurs silencieux dont vous baigna la nuit '}

Pourquoi relevez-vous, ô fleurs, vos pleins calices, Comme un front incliné que relève l'amour? 10

Pourquoi dans l'ombre humide exhaler ces prémices Des parfums qu'aspire le jour?

Ah! renfermez-les encore.

Gardez-les, iïcurs que j'adore,

Pour riialeine de l'aurore, lâ

B. Que iauhe essuie. Ces mots doivent ètro pris clans un sens général. Au dcbul de l'L^iunc, l'aube n'a pas encore paru.

Page 1