‹ PoésieChapitre 128 sur 274 · Jloiilant. Cf. XVII, MO · texte numérisé non relu

Jloiilant. Cf. XVII, MO

Sur l'abim" roulant des mors.

6j. Lui, Le soleil, (jui u'cst pas nommé, uuis dont tout ^arlo.

HYMNE DU MATLN llo

C'est lui, c'est l'amour!

Dans l'ombre assouplie 7"

Le ciel se replie

Comme un pavillon ;

Roulant son image,

Le léger nuage

Monte, flotte et nage 75

Dans son tourbillon ;

La nue orageuse

Se fend, et lui creuse

Sa pourpre écumeuse

En brillant sillon ; 80

Il avance, il foule

Ce chaos qui roule

Ses flots égarés ;

L'espace étincelle,

La flamme ruisselle 85

Sous ses pieds sacrés ;

La terre encor sombre

Lui tourne dans l'ombre

Ses flancs altérés ;

L'ombre est adoucie, 90

Les flots éclairés ;

Des monts colorés

La cime est jaunie ;

Des rayons dorés

Tout reçoit la pluie ; 95

Tout vit, tout s'écrio :

72. Paoillon : tonte. Le ciol semble s'écarter pour ouvrir passage au char folaire. Cf. Psaumes, GIV, 2 : « Il (l'Éternel) étend les cieux comme un pavillon. »

7.3. Son image : l'image du soleil, reflété dans le nuage. Ce nuage, sorte de vapeur matinale, semble entraîné dans le tourbillonnement du char de feu.

77. La nue ora(7eus«, par opposition au léger nuage du v. -jd.

'jq. Sa pourpre ccameuse : son écume empourprée par l'aurore.

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