‹ PoésieChapitre 129 sur 274 · Égarés : désordonnés · texte numérisé non relu

Égarés : désordonnés

89. Altérés : de lumière. Ce mot annonce déjà la pluie de rayons V. 59.

IIG HARMONIES rOETIQUES ET KEI.ICIEU^ES

C'est lui, c'est le jour I C'est lui, c'est la vie !

C'est lui, c'est l'amour!

0 Dieu, vois clans les airs ! l'aigle éperdu s'élance loo

Dans l'abime éclatant des cieux ; Sous les vagues de feu que bat son aile immense, 11 lutte avec les vents, il plane, il se balance ; L'écume du soleil l'enveloppe à nos yeux : Est-il allé porter jusques en la présence io5

Des airs dont il est roi le sublime silence

Ou l'hommage mystérieux ?

0 Dieu, vois sur les mers ! le regard de l'aurore

Enfle le sein dormant de l'Océan sonore.

Qui, comme un cœur d'amour ou de joie oppressé, no

Presse le mouvement de son flot cadencé,

Et dans ses lames garde encore Le sombre azur du ciel que la nuit a laissé. Comme un léger sillon qui se creuse et frissonne Dans un champ où la brise a balancé l'épi, ii5

Un flot naît d'une ride ; il murmure, il sillonne L'azur muet encor de l'abime assoupi ; Il roule sur lui-même, il s'allonge, il s'abîme;

Le regard le perd un moment :

Où va-t-il ? Il revient, revomi par l'abîme, uo

Il dresse en mugissant sa bouillonnante cime ; Le jour semble rouler sur son dos ccumant ; 11 entraîne en passant les vagues qu'il écrase, S'enfle de leurs débris et bondit sur sa base; Puis enfin, chancelant comme une vaste tour, i25

Ou comme un char fumant brisé dans la carrière,

lo/l. I.'cni'cloppe à nos yeux. Il flispnrnit à nos regards ohloiiis comnip s'il axail plongé dans cet océan de llatnnip.

ii3. Que la nuit a laissé. La tcinlc de l'can ne scclaircil pas aussi iMpideniont que relie du ciel.

ii8-iao. Aliime (verhc), alime (sulislanlif). Rime faible. V. VIII, 75-76 (noie).

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