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Les hameaux, par opposition aux citt's

1G7. Toi'/j, pour maisons. Mctonyinio usuelle chez, tous les poètes. — Lamartine a employé iaveracment demeure pour toit (ci-dessous, XXIV, ia5).

HYMNE DU MATIN il9

L'airain pieux qui résonne

Rappelle au Dieu qui le donne

Ce pi'eniier soupir du jour :

Tout vit, tout luit, tout remue,

C'est l'aurore dans la nue, 190

C'est la terre qui salue

L'astre de vie et d'amour 1

Mais tandis, ô mon Dieu, qu'aux yeux de ton aurore

Un nouvel univers^ chaque jour semble éclore,

Et qu'un soleil flottant dans l'abîme lointain igô

Fait remonter vers toi les parfums du matin,

D'sfutres soleils, cachés par la nuit des dislances,

Qu'à chaque instant là-haut tu produis et tu lances,

Vont porter dans l'espace à leurs planètes d'or

Des matins plus brillants et plus sereins encor. 200

Oui, l'heure où l'on t'adore est ton heure éternelle ;

Oui, chaque point des cieux pour toi la renouvelle,

Et ces astres sans nombre épars au sein des nuits

N'ont été par ton souffle allumés et conduits

Qu'afm d'aller. Seigneur, autour de tes demeures, 2o5

L'un l'autre se porter la plus belle des heures,

Et te faire bénir par l'aurore des jours,

Ici, là-haut, sans cesse, à jamais et toujours !

Oui, sans cesse un monde se noie

Dans les flots d'un nouveau soleil, 210

Les cieux sont toujours dans la joie,

Toujours un astre a son réveil;

Partout où s'abaisse ta vue

Un soleil levant te salue,

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