‹ PoésieChapitre 155 sur 274 · CANTIQUE · texte numérisé non relu

CANTIQUE

Roulez dans vos sentiers de flamme,

Astres, rois de rinnurnsitc !

Insultez, écrasez mon âme

Par votre pres([ue éternité !

El vous, comètes vagabondes, 5

Du divin océan des mondes

Débordement prodigieux,

Sortez des limites tracées.

Et révélez d'autres pensées

De Celui qui pensa les cieux ! lo

Triomphe, immortelle nature,

A qui la main pleine de jours

Prèle des forces sans mesure,

Des temps qui renaissent toujours I

La morl retiempe la puissance ; i5

Donne, ravis, rends l'existence

A tout ce qui la puise en toi !

Insecte éclos de ton sourire, »^

Je nais, je regarde et j'expire: v

Marche, et ne pense plus à moi 1 so

Vieil Océan, dans les rivages Flolle comme un ciel écumant,

Que boîraît le boc d'un oiseau,

Pour que SCS ondes toujours pleine», •

Se multipliant dans nos veines,

En désaltèrent le réseau I

Pour que cette source' éternelle Dans tous les ruisseaux renouvella Ce torrent que rien n'interrompt, Et de la crcle à la racine A'erdissc 1 immense colline Qui végète dans un selil tronc 1

f). n'niitres pen^res : des pensées nouvelles, étrangères au plan primilifdu Cré.ileur. l'apparilion des comètes rompant, pour ainsi dire. Tordre général des phénomènes célestes.

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