CANTIQUE
Roulez dans vos sentiers de flamme,
Astres, rois de rinnurnsitc !
Insultez, écrasez mon âme
Par votre pres([ue éternité !
El vous, comètes vagabondes, 5
Du divin océan des mondes
Débordement prodigieux,
Sortez des limites tracées.
Et révélez d'autres pensées
De Celui qui pensa les cieux ! lo
Triomphe, immortelle nature,
A qui la main pleine de jours
Prèle des forces sans mesure,
Des temps qui renaissent toujours I
La morl retiempe la puissance ; i5
Donne, ravis, rends l'existence
A tout ce qui la puise en toi !
Insecte éclos de ton sourire, »^
Je nais, je regarde et j'expire: v
Marche, et ne pense plus à moi 1 so
Vieil Océan, dans les rivages Flolle comme un ciel écumant,
Que boîraît le boc d'un oiseau,
Pour que SCS ondes toujours pleine», •
Se multipliant dans nos veines,
En désaltèrent le réseau I
Pour que cette source' éternelle Dans tous les ruisseaux renouvella Ce torrent que rien n'interrompt, Et de la crcle à la racine A'erdissc 1 immense colline Qui végète dans un selil tronc 1
f). n'niitres pen^res : des pensées nouvelles, étrangères au plan primilifdu Cré.ileur. l'apparilion des comètes rompant, pour ainsi dire. Tordre général des phénomènes célestes.